Il y a un début à tout...

Il y a un début à tout...
.
.

Si j'étais...

Si j'étais une fleur : un lotus, ou une pivoine
Si j'étais une couleur : vert ou rouge (évidemment !)
Si j'étais un fruit : une banane (ça me va bien non ?!!)
Si
j'étais une saison : l'été
Si j'étais un animal : une
chienne
Si j'étais un phénomène naturel : une tempête... Quand je suis en colère, je peux même devenir une
tornade
Si j'étais un acteur : Johnny Depp
Si j'étais une actrice : Ludivine Sagnier
Si j'étais un sport
: tennis ou volley, suivant mon humeur...
Si j'étais u
n chiffre : 3, 5 et 36... Et tant d'autres !
Si j'étais un pays : La Tunisie et le Portugal
Si j'étais une boisson : Le diabolo menthe
Si j'étais un mot : amour

Si j'étais un instrument de musique : la guitare
Si j'étais un insecte : une coccinelle ? Je sais pas quoi dire !
Si j'étais un paysage : la mer et l'horizon un
soir d'été...
Si j'étais une ville : Livry- sur- Seine
, sans hésiter !
Si j'étais un oiseau : une perruche (premier oiseau qui m'est venu !)
Si j'étais un saladi
er je serais remplie de : pop- corns... Quelle question !
Si j'étais un arbre : un cerisier
Si j'étais une
chanson : Californication des Red Hot Chili Peppers, All Apologies de Nirvana, La brune de Louise Attaque... Mais il y en a tant...
Si j'étais un objet : un porte- mine Bic
Si j'étais un personnage historique : Mar
tin Luther King
Si j'étais un plat : un plat
italien
Si j'étais un
e maladie : la peste
Si j'étais une glace : melon ou chewing-gum (souvenirs, souvenirs de Tunisie !)
Si j'é
tais un look : skateur
Si j'étais un endro
it du corps : les mains et les yeux
Si j'ét
ais un film : « La vie est belle », « Million Dollar Baby »...
S
i j'étais une langue : L'italien
Si
j'étais des chaussures : Des chaussures de skate (Rip Curl)
Si j'étais
un moyen de locomotion : mes pieds, ou la voiture
Si j'étais des bijoux
: Un bracelet
Si j'étais une époque de la vie humaine : La mort
Si j'ét
ais un légume : La carotte
Si
j'étais un style architectural : J'en sais rien du tout... !!!
Si j'étais un poisso
n : Némo !!!!!!!!!!! (Ah nan !!!!!!!!!!!!!!!)
Si j'étais un animal mythologique
: Joker !
Si j'étais un prénom de fille
: Ekaterina, Lisa, Lison, Nastassia (Mais je suis folle !!!)
Si j'étais un préno
m de garçon : Brice, sans aucune hésitation !
Si j'étais un mois : Mais ou Juin
Si j'étais un jour de la semaine : Vendredi
Si j'étais une déesse
: La femme de mon Dieu !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Si
j'étais un art : L'art de faire chier le monde !
Si j'étais un des quat
re éléments : L'eau
Si j'étais une planète : Vén
us
Si j'étais un tatouage : Une étoile (
dans le bas du dos)
Si j'étais un végéta
l : une plante verte (qui ne fait chier personne)
Si j'étais une pierre préci
euse : un rubis (rouge évidemment !)
S
i j'étais un métal : L'argent
Si j'éta
is une voiture : 206 grise métallisée
Si j'étais un logiciel informatique :
MSN
Si j'étais un parfum : Et
ernity Moment de Calvin Klein (Rien que pour le nom et la marque !)
Si j'étais un t
issu : satin
Si j'étais un métier : Dé
tective privée !!!!!!!! (Et sérieusement : sage- femme)
Si j'étais un verbe
: aimer
Si j'étais une qualité : Fidè
le
Si j'étais un défaut
: Colérique
Si
j'étais un personnage de dessin animé : Cendrillon (je sais pas quoi mettre, alors je sors celle qui me vient !)



......*
.......*
..........*
.........*
...........*



Voilà pour un peu de moi. Juste un peu, juste un début... Juste une présentation. Petit à petit, au fil des pages, au fil des textes, vous me découvrirez... Moi. Et d'autres.
Des textes, des images parfois, des descriptions, des gens qui comptent pour moi... Tant de choses qui seront ici. J'espère que cela vous plaira...
En tous cas, merci d'être venu, d'avoir lu... Et comme dirait César : d'avoir vaincu... Mais je n'en vois pas l'utilité ici !


"Le silence de la douleur est souvent bien plus fort que le bruit de la rage..."
Pour Mathieu...
# Posté le samedi 18 mars 2006 06:14
Modifié le lundi 23 juillet 2007 15:56

Elle ressemble à un ange...

Elle ressemble à un ange...
.
.
.
.
.
Elle ressemble à un ange. Son visage d'enfant est paisible. Elle ne dit rien, son sourire est effacé, comme quand elle dort. On peut se demander à quoi elle pense, à quoi elle rêve, mais on sait bien que les réponses ne nous seront jamais données. Ses yeux sont fermés, ils cachent le bleu habituel que l'on voit lorsqu'ils sont ouverts. Un bleu profond, mais clair. Le plus beau, c'est quand ils sont au Soleil. Il se reflète alors dans cet azur magnifique. Mais elle n'aime pas ça car ça l'éblouie. Elle évite le Soleil. Ou plutôt, c'est lui qui l'évite, elle aimerait pouvoir le regarder sans être gênée... Mais ça elle ne peut pas. Il est trop fort, trop puissant pour elle. Elle ne le contrôle pas, ce Soleil. Le Soleil de sa vie, pense-t- elle... Mais là, le Soleil l'a quittée, on peut être certain qu'elle ne pense pas à lui. A quoi pense-t- elle? Ca c'est un mystère. Elle aimerait être mystérieuse. Pouvoir se taire et ne rien dire à personne, jamais. Mais elle ne sait pas faire et parler est plus fort qu'elle. Elle doit parler pour tenir. Marcher aussi, c'est une de ses passions, avec l'écriture. Elle est simple comme fille. Banale aussi, peut- être. Mais elle est elle. Et ça lui suffit amplement. Elle aime. Elle aime ses hommes. Ils ne l'aiment pas. Mais elle passe à côté et continue de les aimer. Peut- être est- elle en train de penser à l'amour... Ses traits sont figés. Ils ne laissent rien transparaître. Personne ne peut rien dire. Ses traits sont tirés, comme si elle était fatiguée, pourtant, elle ne devrait pas être fatiguée. Non. Elle a bien dormi la nuit dernière. Hier soir elle était folle. Complètement. Elle riait sans arrêt. Elle savait très bien pourquoi elle était comme ça. Seule une personne pouvait la comprendre, les autres non. Elle ne voulait même pas en parler. Ca ne lui aurait à rien, si ce n'est à passer pour une dégénérée finie. Oui, la folie était incarnée en elle. Il lui arrivait de faire des choses incroyables... Par amour. Mais qui pouvait comprendre cela? Personne, sauf une amie. Une véritable amie en qui elle a totalement confiance. Une amie qui commence à la connaître par c½ur, et une amie qu'elle ne veut pas perdre. Jamais l'une sans l'autre. Cette amie là, elle l'a trouvée, elle ne veut plus la lâcher. Elle l'aime. C'est tout. Sa folie, personne ne la connaît, personne ne peut l'imaginer. Et à la voir rire comme elle riait hier, personne ne peut se douter aussi que tout va mal, qu'elle n'est pas bien. Le rire, comme hier, c'est rare. C'est un moment qui vient comme ça, au milieu des larmes et du mal- être. Après une journée ratée, des cours qu'elle n'arrive plus à supporter, la fatigue, le ras-le-bol, et plein de petites choses qui s'accumulent... Et les nerfs lâchent. Après sa marche rapide pour rattraper un de ses hommes, elle a tout lâché. Elle a complètement craqué. Et puis c'est parti. Et là, tout est retombé. La réalité en pleine face. Ca lui a fait mal. Et le mensonge. Oui, le mensonge. Elle n'ose même plus y penser. Ce mensonge. Un garçon. Un mensonge. Elle hait les hommes, et les femmes aussi. Parce que l'un ne va pas sans l'autre. Sans homme, la femme ne lui pas menti, rien ne lui aurait été caché. Elle a envie de pleurer depuis plusieurs jours. La haine, la jalousie, et le dégoût se sont mêlés en elle, la poussant au larmes, et au pire d'elle- même. D'ailleurs, on voit des larmes sur son visage. Pas les larmes en elles- mêmes, mais les traces de l'eau qui a coulé sur son visage. Ca lui donne un air sage, et triste. Un air qu'elle n'avait hier soir. De toutes façons, hier soir, rien ne pouvait laisser présager le pire. Rien ne pouvait laisser penser que ce matin, on ne le regarderait pas dormir mais mourir...
# Posté le samedi 18 mars 2006 07:09
Modifié le dimanche 19 mars 2006 05:53

*** Smoke on the water ***

*** Smoke on the water ***
.:. .:. .:. .:. .:. .:. .:. .:. .:. .:. .:. .:. .:. .:. .:. .:.



Tu te regardes dans la glace, les cheveux mouillés, tu viens de sortir de ta douche, ils sont propres. Tu es propre. Mais de te voir dans cette glace, tu te sens sale. Tu ne te reconnais plus. Ca va faire quatre ans que tu ne reconnais plus ce reflet dans cette glace. Tes yeux ont disparu, ils n'ont plus aucune vie. Quand tu étais petit, tu escaladais ce lavabo pour te voir dans cette glace et faire des grimaces. Aujourd'hui, tu la dépasserais presque tellement tu es grand. Tu es grand mais tu te sens si petit, et si minable. Tu repenses au petit garçon qui jouait devant cette glace, et tu vois le jeune homme pommé qui se tient devant aujourd'hui. Ce jeune homme qui n'a plus rien de vivant en lui. Tu sais très bien que tu l'as tué, que tu es en train de l'achever. Tu voudrais arrêter, mais tu ne peux pas, tu n'y arrives pas. C'est dommage, tu le sais ça aussi. Tu regardes ce visage. Il te paraît desséché, difforme, vide et triste. Tu voudrais le changer, revoir le visage souriant d'enfant qui s'y trouvait il y a quelques années. C'est fini ce temps là, tu le sais. Tu as tout bousillé en quatre ans. C'est con, tu le sais, mais tu n'y peux plus rien. Tu es là, debout, comme un con, dans ta salle de bain, à penser que tu t'es détruit et que tu n'y peux plus rien. Tu voudrais casser le miroir, ne plus voir le reflet de cet homme perdu. Mais tu ne peux pas. Tu voudrais reprendre une douche, frotter, laver, pour que tout s'efface, que toutes les traces s'en aillent. Mais tu sais que c'est inutile, tu as déjà essayé plusieurs fois, et ça a été inutile. C'était prévisible. Tu t'en doutais. Tu sais très bien que le savon Ushuaia rose que ta mère a acheté ne retire pas les traces de la cigarette et des joints que tu fumes chaque jour. Ca sent bon. Mais l'odeur du tabac est tellement imprégnée en toi que même l'odeur de la rose du savon ne résiste pas. Au bout de dix minutes, ton odeur revient. Tu voudrais l'enlever elle aussi, mais tu n'y arrives pas. Tu continues à observer ce morceau de toi dans la glace, ce n'est qu'un reflet, mais il est encore plus effrayant qu'un fantôme. Tu te sens vide. Tu sais que tu es foutu. Tu te regardes, tu es beau. Tu es spécial, mais tu sais très bien que tu plais à plusieurs filles. Pas beaucoup, contrairement à un de tes meilleurs amis, mais juste à quelques unes, et ça te suffit. Tu penses à elle. Pas aux autres. Tu te dis qu'elle t'aime. Ce ne te fait même pas sourire. Les larmes coulent maintenant sur ton visage. Tu craques. Tu n'en peux plus. C'est ça. Tu refuses de regarder de nouveau ton reflet. Tu voudrais crier. Tu voudrais crier que tu n'en peux plus, que tu voudrais tout arrêter, que tu voudrais pouvoir arrêter de fumer, mais tu n'y arrives pas. Tu pleures, comme un enfant. Tu te sens minable, tu te sens perdu. Tu en as marre. Alors tu t'habilles, tu ranges la serviette, pour qu'elle sèche. Tu sors de la salle de bain. Tu essaies de te calmer. Tu prends ton sac de cours et tu sors. Tu as séché tes larmes, tu ne veux pas que quelqu'un les voie. Tu commences à marcher vers le lycée. Entre tes doigts, une cigarette.

Pour Brice...
Je trouverai le courage de lui donner ce texte.
# Posté le samedi 18 mars 2006 07:34
Modifié le lundi 23 juillet 2007 15:56

Les larmes...

Les larmes...
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
Les larmes sont
des mots
qu'on n'osera jamais dire...
# Posté le samedi 18 mars 2006 11:35
Modifié le dimanche 19 mars 2006 05:52

Léo et Martin

.
.

______________________________


C'est un Lundi de Novembre, il fait froid et la nuit commence à tomber. Je viens de sortir du lycée et je rentre chez moi seule, enfin, avec lui, mais pas véritablement avec lui. Je fais mon détour habituel pour être dans la rue avec lui, au même moment que lui. Il est là. De l'autre côté, à la même hauteur que moi. Nous marchons à la même vitesse. Je ne me sens pas à l'aise. Mais je marche quand même à ses côtés. A un moment, il change de trottoir. Il est derrière moi, je sens qu'il est là. Il marche. Pas plus vite que moi, mais il le fait exprès, pour ne pas avoir à me doubler. Je continue à avancer. Je ne me retourne pas, je ne veux pas. Je sais qu'il est là. Alors je marche, d'un pas rapide et sûr, je sais où je vais.
Et puis je sens une m
ain sur mon épaule gauche, et une voix, sa voix :
« Mathilde ». Je me retourne, surprise. Je le regarde : « oui ». Il me regarde à son tour. Nous nous regardons dans les yeux. Il retire s
a main de mon épaule et vient se placer à côté de moi. Il ne s'arrête pas, moi non plus. Il commence à me parler :
« Pourquoi tu fais tout ça ? Est-ce que tu l'aimes encore ? »
Je sais très
bien de qui il parle. Je le regarde, et je lui réponds froidement :
« Pourquoi tu veux savoir ça ? Je vais pas te le dire. J'ai rien à te dire à toi. »
Il
est surpris, mais il reste quand même à mes côtés et me dit doucement, avec sa voix que j'aime entendre :
« Le prends pas comme ça. Je veux pas t'énerver, je veux juste savoir si tu l'aimes encore... C'est tout »
Il est ca
lme, et presque insensible à mon humeur. Je ne veux pas lui parler, je ne sais pas ce qu'il veut. Je ne veux pas lui parler de ça, mais je voudrais tant parler avec lui. C'est lui qui m'a abordée, ce que je voulais faire, mais que je n'aurais jamais eu le courage de le faire. Je ne veux pas répondre à cette question, et pourtant il a l'air si gentil que je voudrais tout lui dire. Alors je lui réponds :
« Mais pourquoi tu veux savoir ça ? Ca te servira à quoi ? A aller lui dire... De toutes façons, il ne veut plus me parler, il ne veut plus ent
endre parler de moi, alors à quoi bon ? T'acharne pas, ça ne sert à rien ! Je veux pas parler de lui et moi devant toi. Parce que c'est inutile. »
Je sens un sanglot dans ma voix. Je ne veux pas pleurer. Ma
is parler de Léo avec Martin c'est dur. Trop dur pour moi en ce moment. Je me tais, pour ne pas faire entendre que les larmes sont prêtes à couler. Mais il a compris. Il me dit :
« Ce n'est
pas du tout pour lui que je viens te parler, c'est pour moi. Lui c'est autre chose, votre histoire ne me regarde pas. Je n'ai pas à m'en mêler. Mais si je viens te parler, c'est pour autre chose... »
Je le regarde. Je ne sais pas ce qu'il veut. Nous sommes arrivés à l'école de musique. Nous avons marché vite, sans nous en rendre compte. Je m'arrête, et je lui dis :
« Attend
s là, moi je peux pas aller plus loin, après je vais être trop loin de chez moi, déjà là je me suis éloignée. Mes parents sont pas au courant que je rentre tard... »
Il me regarde et me demande :
« Tu peu
x pas les appeler, leur demander un sursis ? »
Je lui souris, sans le vouloir, c'est nerveux :
« Bien sûr que si
je peux ! Mais dis moi où tu veux en venir... Parce que là je ne vois pas vraiment ce que tu veux. »
Il me souris. Il me regarde, je sens dans ses yeux qu'il veut me dire : « Mais tu es bête ou quoi ? » Il s'approche de moi. Il est grand, il est plein de chaleur. Plus il s'approche, moins j
e sens le froid fouetter ma peau. Il ne sent pas la cigarette, contrairement à ce que je pensais. Le voyant fumer tout le temps, je pensais que ses vêtements et lui seraient imprégnés de cette odeur de tabac froid. Mais non, il ne sent pas fort. Il se rapproche de moi. Son visage s'approche du mien, et ses lèvres caressent les miennes. Nous sommes tous les deux debout, dans la rue. Des gens n'arrêtent pas de passer, je sais que des élèves sont là aussi, rentrants eux aussi chez eux. Mais je ne m'en occupe pas. Nos lèvres sont collées. Elles sont chaudes et sucrées. Je lui prends les mains, et il entoure ses bras autour de mon corps. Nous nous embrassons. Dans le froid, dans la nuit tombante, devant les gens, au coin d'une rue passagère. J'entends des rires. Des collégiens. C'est leur heure. Après les lycéens, les collégiens. Et puis nous terminons notre baiser. Il me regarde en souriant :
« Alors tu as compris où je voulais en venir ? »
Et il éclate d
e rire. Moi je suis heureuse, mais je lui dis :
« Pour répondre à tes questions, oui je vais appeler mes parents pour avoir un sursis, et pour l'autre, oui je l'aime toujours. »
Il me regarde, déçu. Mais je termine ma phrase avant qu'il ne commenc
e la sienne :
« Mais vous pouvez très bien être deux dans mon c½ur à
cette place. Deux, pas plus. Tu seras le deuxième. »
Et je sens sur mes lèvres se dessiner un sourire comme il ne s'en dessine jamais
sur mon visage. Il me reprend dans ses bras et pose de nouveau ses lèvres sur les miennes. Je profite de ce moment comme je n'ai jamais profité d'un moment de bonheur. Je l'arrête. J'appelle mes parents. Il s'assoie sur le rebord du mur en attendant. Je dis que je rentre une heure et demie plus tard. C'est bon, on a du temps devant nous. Je lui dis que l'on peut encore passer du temps ensemble. Il ne se lève pas. Je m'assoie alors sur ses genoux. Il me prend dans ses bras. J'aime ça. Je me sens protégée dans ses bras. Et il me réchauffe. Je lui dis :
« On fait quoi ? »
Je veux que l'on marche, et q
ue l'on parle. Alors il se lève, garde ma main dans la sienne et me dit juste après un bisou :
« Je sais pas, tu veux qu'on aille où ? »
Je ne sais pas. Nous commençons à marcher, en parlant. Nous parlo
ns de tout et de rien, de beaucoup de choses en peu de temps. De moi, de lui. Mais j'en sais plus sur lui qu'il n'en sait sur moi. On parle aussi de Léo, et aussi de Léo et moi, de ce que j'ai fais. On en rigole, parce que lui et Léo en ont bien rigolé, me dit- il. Nos paroles sont entrecoupées de bisous. Nombreux. Une demi- heure après, nous sommes presque arrivés devant chez Léo. Je ne réalise pas sur le moment, mais au moment où nous passons devant sa maison, je dis :
« Oh ! Mais on est déjà là ! Mais je sui
s loin de chez moi ! Comment je vais faire pour rentrer, en plus il va faire nuit ! »
Nous n
ous arrêtons, juste devant chez Léo. Martin me demande :
« T'habites où exactement ? Si tu veux je demande à un copain de te ramener. »
Et il éclate de rire en me mon
trant la maison de Léo avec sa tête. Je rigole aussi, il est bête. Je lui dis où j'habite. Il éclate de rire une nouvelle fois, parce qu'il n'en revient pas. Il est en train de comprendre tous les détours « inutiles » que j'ai fais et tous les kilomètres que j'ai fait pour venir si souvent au terrain. Il rigole et puis me fait de nouveau un bisou. Nous sommes enlacés, devant chez Léo. Nous ne regardons plus ce qu'il y a autour de nous.
Et c'est pour cette raison que nous ne voyons pas Léo arriver au loin dans la rue, à pieds. Mais c'est sa voix qui appelle Martin qui nous tire de notre baiser. Léo ne voit pas qui est dans les bras de son ami. Martin est de dos par rapport à Léo et étant plus petite et plus fine que lui, sa silhouette me cache complètement. Mais les paroles de Léo nous font sursauter :
« Eh Martin ! Ca y est, je te v
ois, tu fais ça devant chez moi maintenant ! »
Martin se retourne pour le voir. Je suis toujours derrière lui. Léo ne me voit pas encore. Il se retourne de nouveau vers moi et sent que
je suis mal à l'aise, il me rassure :
« T'inquiète, il va pas te manger ! Ca va aller
! »
Et il me prend dans ses bras pour se retourner. Je vois un léger sursaut dans les yeux de Léo, qu'il tente de cacher, tant bien qu
e mal. Il s'approche de plus en plus. Je sens que plus il s'approche, plus son malaise grandit. Il arrive à nous. Il salue son copain, puis me regarde et me sourit, légèrement. Je sais qu'il ne veut pas me sourire, mais il le fait quand même. Ils commencent à discuter, je m'éloigne un peu. Je ne suis pas à l'aise entre les deux, je préfère les laisser discuter. Mais Martin s'en aperçoit. Il me rattrape par la main et me sert contre lui. Pendant que Léo lui parle, il m'embrasse. Et puis ils continuent à parler. A un moment, Martin regarde son portable. Il me regarde, il sait que je dois rentrer et qu'il me reste seulement dix minutes. Il sait que je ne peux pas rentrer à pieds, parce que je ne serai pas à l'heure. Il demande alors à Léo s'il veut bien me raccompagner. Léo accepte. Pas à contre coeur, mais il n'est pas lui- même. Je sens qu'il n'est pas dans son était normal. Il nous fait rentrer dans son jardin, il nous laisse à côté de la voiture, le temps d'aller chercher les clés. Nous sommes tous les deux, Martin sent bien que je ne suis pas bien non plus. Il me serre contre lui et me dit :
« Mais arrête de t'inquiéter comme ça. Qu'est ce que tu veux qu'il te fasse ! C'est sûr, il vient de voir la fille qui était la plus folle de lui dans les bras de son meilleur ami, il a du trouver ça bizarre... Il
est surpris, c'est tout ! Ca va passer ! »
Mais ce n'est pas ça qui me gêne, je lui dis :
« C'est pas ça qui va pas. Il ne veut plus me voir, et encore moins me parler. Et là, en étant ensembl
e, il va être obligé de me supporter... Et je ne veux pas qu'il soit obligé de me supporter. »
Martin me reprend de nouveau dans ses bras et me rassure :
« Mais t'inquiète pas pour ça ! Il t'en veut pas, crois- moi ! Et il va s'y faire à te voir tout le temps, de toutes façons il n'a pas le choix ! »
Et il m'embrasse. De
s lumières viennent de s'allumer dans le jardin, des petites lampes sur le bord du chemin. On s'embrasse dans le froid et la nuit, mais c'est magique. Nous sommes arrêtés par Léo qui nous crie :
« Bon les deux amoureux, en voiture ! »
Je monte dans la voitu
re, à l'arrière. Ca me rappelle une situation. Mais Martin me surprend, et monte lui aussi à l'arrière. Léo ne dit rien. Il démarre. Il ne me demande rien. Il se souvient de l'endroit où j'habite, pourtant il ne l'a vu qu'une seule fois, et ça commence à dater... Mais il s'en souvient. Le silence devient roi dans la voiture. Je n'aime pas ça. J'ai hâte que l'on arrive. Même si je tiens à ce que ce moment s'éternise le plus possible. Je suis seule dans la voiture avec Léo et Martin... Je n'y crois pas. Nous arrivons devant chez moi. Je dis à Léo :
« Attention au trottoir, il est vachement haut ! »
Il me sourit, et prend soin de l'éviter. Je le remercie, je sors de la voiture en murmurant un « à bientôt » qu'il me rend. Martin sort aussi de la voiture, il m'embras
se, et me dit :
« A ce soir mon ange... »
Je lui souris et je lu
i rends son « à ce soir ». Pour la première fois de ma vie, je vais envoyer de véritables textos d'amour par dizaines ce soir. Des textos qui auront une réponse. Il remonte dans la voiture et elle démarre. Je vois qu'il me fait signe par la fenêtre.
Je descends le sentier qui mène à ma porte. Dans ma tête, tout se retourne. Toute cette soirée. Si belle et si magique, j'ai tellement de mal à y croire. Je rentre chez moi en me disant que j'ai rêv
é, que rien n'est arrivé. Mais le soir, une fois couchée, j'entends mon portable sonner et vibrer. Je le prends dans les mains et je lis le message que je viens de recevoir : « Jtm... Moooooouuuuuuaaaaaaaaa »
Je réponds.
Non, je n'ai pas rêvé cette soirée
.


______________________________

Ecrit le 11 Novembre 2005

Photo: ***

.
.
.
Léo et Martin
# Posté le samedi 18 mars 2006 13:09
Modifié le samedi 27 mai 2006 13:42